vendredi 24 février 2012

Pétrole : rien n'arrête l'or noir



Pétrole : rien n'arrête l'or noir - Trading - Finance - Actions sur Trader-Finance.fr


Rien ne semble arrêter l'ascension de l'or noir en cette année 2012. L'annonce d'une hausse des réserves de brut hebdomadaires américaines nettement supérieure aux attentes la veille a même été ignorée par les opérateurs. Le WTI à New York vient ainsi d'enchainer sept séances de progression, sa plus longue série haussière depuis janvier 2010. A plus de 108 dollars, le "light sweet crude" s'échange sur des niveaux plus observés depuis neuf mois et affiche un gain de 11% depuis le premier janvier...Et tout porte à croire que cette flambée n'est pas finie. Pour de nombreux observateurs, le baril devrait retrouver la barre des 115 dollars, atteinte il y a trois ans, dans les prochaines semaines. 

Les signes de reprise de l'économie se multiplient à travers le monde à l'image des derniers chiffres de l'emploi dévoilés hier aux Etats-Unis, de la croissance de 1,5% de l'économie allemande au quatrième trimestre (sur un an), ou encore de l'indice PMI flash HSBC chinois au plus haut depuis quatre mois. 

Mais ce sont surtout les tensions au Moyen-Orient et en Iran qui entretiennent la hausse de l'or noir. L'Iran a déjà cessé de vendre son pétrole brut aux compagnies pétrolières françaises et britanniques et les opérateurs craignent que d'autres pays subissent rapidement le même sort. La décision s'apparente à des représailles de la république islamique à l'embargo sur les importations de brut en provenance d'Iran qui entrera en vigueur le 1er juillet dans l'Union européenne. Les sanctions européennes, décidées le mois dernier par les Vingt-Sept, visent à punir la poursuite du programme nucléaire de Téhéran, que les Occidentaux soupçonnent de vouloir se doter de la bombe atomique.

"Le ton positif a aidé le marché pétrolier a ignoré les données hebdomadaires sur les stocks américains qui ont montré une hausse plus importante que prévu des réserves", affirme à Bloomberg Mark Pervan, directeur de la recherche des produits de base à l'Australie chez Australia & New Zealand Banking Group à Melbourne. "Bien qu'il y ait un niveau de préoccupation que la moyenne à quatre semaines pour la demande totale de produits des États-Unis ait glissé à son plus bas niveau depuis avril 1997, les marchés énergétiques semblent axés sur la situation d'approvisionnement potentiellement tendue au Moyen-Orient".

Enfin, le coup de pompe du billet vert pèse également sur le marché pétrolier, l'affaiblissement du dollar rendant le baril plus attractif pour les détenteurs d'autres devises. Un indice Ifo meilleur qu'anticipé en Allemagne ainsi que l'accord trouvé en début de semaine entre Athènes et ses créanciers ont permis à la monnaie unique de rebondir proche de la barre des 1/1,34$, au plus haut depuis deux mois et demi. 

La poursuite du mouvement haussier sur le pétrole serait une mauvaise nouvelle pour l'économie mondiale, qui fait malgré tout face à un risque de récession en ce début 2012... Un pétrole cher risque d'entraîner une accélération de l'inflation, ce qui pèserait sur la consommation des ménages et compliquerait la tâche des banques centrales, actuellement engagées dans un cycle de politiques monétaires très accommodantes.

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