lundi 27 février 2012

La Cospeco déterminée à normaliser le trafic fluvial entre Kinshasa et Brazzavill


Le sujet est inscrit dans le programme d’activités de cette année, dont le budget s’élève à 240 000 dollars.


La 11e assemblée générale de la Commission spéciale de coopération entre Kinshasa et Brazzaville (Cospeco), tenue les 23 et 24 février dans la capitale congolaise, s’est prononcée pourlamise en place d’un
comité permanent de la gestion du trafic fluvial dans les deux Beach. Placé sous la supervision du secrétaire général de la Cospeco, ce comité constitue un cadre formel de concertation en vue d’échanges entre les deux capitales. Il aura, entre autres missions, de veiller à l’humanisation du trafic fluvial ; résoudre lesproblèmes spécifiques ; veiller aurespect des lois et règlements des deux pays en matière de trafic fluvial et contribuer au règlement des conflits liés au transport fluvial. Ce comité œuvrera également pour la promotion de l’usage des documents exigés pour la traversée ; exigera des personnes vivant avec handicap et leurs guides de se munir des documents nécessaires pourla traversée. Il est aussiretenu la sécurité des personnes et de leurs biens.
Concernant la migration, la Cospeco s’est engagée à porter assistance aux émigrés en difficulté des deux villes ; assurer l’encadrement et l’assistance des populations vulnérables émigrées ; aider les services opérant aux frontières et renforcer le contrôlemigratoire. Elle entend aussi veiller au respect de la dignité humaine lors des
expulsions et des refoulements des ressortissants des deux villes.

Reconnaissant la mauvaise utilisation des bateaux Cospeco par les anciens gestionnaires, l’autorité urbaine a confié l’exploitation de deux unités fluviales au secrétariat exécutif du gouvernement provincial de Kinshasa, secrétaire général adjoint de cette organisation.

Les autres axes prioritaires de ce budget se résument, entre autres, à l’organisation d’activités cultuelles et sportives ; la formationdes élus locaux et cadresdesdeux villes et la publication de l’annuaire Cospeco des
acteurs et opérateurs économiques. Les ressources principales de ce budget sont les cotisations statutaires des deux villes, soit 237 600 dollars représentant 99%. La contribution de chaque ville revient à 118 000 dollars.
Le vice-président de la Cospeco, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, AndréKimbuta, a exhorté les experts à donnner le meilleurs d'eux même afin d'atteinde les objectifs qu’ils se sont assignés au cours de ce nouveau mandat. « Connaissantle talond’Achillede la Cospeco, à savoir son déficit chronique de moyens de financement de son programme d’actions, je suis prêt pour ma part à faire en sorte que le risque dénoncé ne se matérialise pas », a assuré André Kimbuta.


Clôturant les travaux, le député-maire de Brazzaville s’est félicité de lamoisson obtenue, notamment la sélection des projets auxquels les deux villes sont particulièrement attachées. Hugues Ngouélondélé a placé son mandat sous le signe de la poursuite et de l’amplification des actions amorcées par son prédécesseur. Il a indiqué aux experts que la structure s’inscrivait cette année dans laperspectivede la gestionaxée sur les résultats. « Sous peu, le budget de notre organisation commune sera exécutoire. Vous aurez donc à votre disposition tous les outils pour vous permettre d’agir à bon escient et d’accomplir avec efficacité lesmissions et tâches qui vous sont dévolues », a déclaré le premier citoyen de la ville de Brazzaville.

Parfait-Wilfried Douniama

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