lundi 30 janvier 2012

Faire profiter au peuple les fruits de la bonne croissance économique


Du fait des réformes rigoureuses mises en oeuvre depuis quelques années, le Congo réalise la meilleure croissance économique de l’Afrique centrale. «Le Congo, notre pays, est, aujourd’hui, crédible sur les plans macroéconomique et financier. Lentement et sûrement, il force du respect et de l’admiration sur la scène internationale. Les performances financières, monétaires et macroéconomiques sont, à ce jour, saluées par tous les observateurs avertis. Il est de notre devoir de préserver et de renforcer ces bons résultats. Il est aussi de notre devoir de faire profiter le peuple congolais des fruits de cette bonne croissance économique nationale. Pour cela, nous devons, tous ensemble, continuer de donner la preuve de la bonne gouvernance de notre pays. Après avoir dit cela, s’il m’était demandé de résumer la portée de ce projet de loi de finances en une phrase, je dirais que c’est ainsi que se prépare l’avenir ou plutôt l’émergence du Congo».

Ces paroles sont celles du ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, lors de la présentation du projet du budget de l’Etat exercice 2012, devant l’assemblée nationale, le 28 octobre 2011. Une assurance tirée des performances économiques du Congo, saluées par tous les observateurs avertis. Non seulement le Congo a la plus forte croissance de la sous-région Afrique centrale, en 2009 et 2010, il serait en passe de l’être à nouveau, en 2011 (croissance de 6,7% en 2009 par exemple). En 2010, l’économie congolaise avait accru de 9,5%, selon la B.e.a.c, soit plus du double de la moyenne sousrégionale.

Mais, le Congo a respecté les quatre critères de convergence sous-régionale édictés par la Cemac, à savoir:
le solde budgétaire de base supérieur à 0% du P.i.b, le taux d’inflation annuel inférieur à 3%, l’encours de la dette publique inférieur à 70% du P.i.b et la non accumulation des arriérés extérieurs et intérieurs.
Pour entretenir et amplifier cette dynamique de croissance, a dit le ministre Gilbert Ondongo, le gouvernement continue de mettre l’accent sur la diversification économique. Celle-ci se traduira, en 2012, entre autres, par la mise en exploitation de la nouvelle zone industrielle de Brazzaville, qui démarrera avec seize industries de production de matériaux de construction et des métaux.

La bonne tenue des indicateurs macroéconomiques résulte aussi de la gestion rigoureuse et bien inspirée des finances publiques. C’est à cette politique de rigueur que le Congo s’affiche sur le plan financier et monétaire, comme le pays qui a le plus important budget d’Afrique centrale et même de la zone franc hors France, en 2010 et en 2011. Il en sera, vraisemblablement, de même, en 2012. Depuis 2009, le Congo est le pays qui détient le plus d’avoirs extérieurs à la Banque des Etats d’Afrique centrale. En 2010, ces avoirs représentaient le tiers du total des avoirs extérieurs détenus par la B.e.a.c. En 2011, le Congo s’est approché de la moitié du total, soit un peu moins de 3.000 milliards de francs Cfa, en septembre, pour un total estimé à un peu plus de 7.000 milliards de francs Cfa.

Notons que l’économie congolaise devrait garder un niveau élevé de croissance, en 2012. Suivant les prévisions des experts du Ministère des finances, la croissance économique nationale oscillerait autour de 10%. Une croissance qui sera poussée par les investissements publics et privés, par la consommation de l’Etat et des ménages, profitant de la bonne tenue des cours du baril du pétrole.

Michel Rodriguez ABIABOUTTI Attaché de presse au MFBPP.

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