dimanche 11 mars 2012

Les chefs d’entreprises de Singapour prêts à aider le Congo à maximiser le potentiel existant

(La semaine africaine) Une trentaine de chefs d’entreprises de Singapour a effectué, du 26 février au 1er mars 2012 à Pointe-Noire, une mission de prospection au Congo, dans le cadre des investissements. Après la visite du port autonome de Pointe-Noire et de quelques infrastructures, ces hommes d’affaires ont été reçus, à Brazzaville, par les autorités. C’est à ce titre que la délégation, conduite par Zainul Abidin Rasheed, vice-pdg d’une entreprise,a été reçue par Pierre Moussa, ministre d’Etat et coordonnateur du pôle économique, entouré de six autres ministres composant ce pôle, dont Rodolphe Adada, ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé, mercredi 29 février 2012.

Pour le ministre d’Etat et coordonnateur du pôle économique, l’occasion a été tout indiqué de présenter les opportunités qu’offrent le Congo aux investissements étrangers. Avec l’appui du Fmi et de la Banque mondiale, le pays a adopté un nouveau code de marché, afin de généraliser l’appel à la concurrence pour des projets. Une série de textes a été prise et un certain nombre d’organes ont été mis en place pour lutter contre la corruption. Des textes ont été pris, également, pour augmenter la transparence dans la gestion des télécommunications et de la forêt, tout comme d’autres mesures ont été prises pour optimiser la gestion des hydrocarbures. Dans le cadre de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, il a été adopté une charte d’investissement.

Au niveau du gouvernement, un programme important pour l’amélioration du climat des affaires au Congo a été adopté. Et, il a été mis en place, dans ce cadre, un haut conseil national de dialogue public-privé, qui est un cadre de concertation entre les secteurs public et privé. Pour l’agriculture, le gouvernement a pris une série de mesures concernant l’accès au foncier. Ces mesures visent à ce que l’accès à la terre soit, pratiquement, libre, pour ceux qui veulent investir au Congo. D’autres mesures sont en train d’être élaborées, et elles seront adoptées, bientôt. Parmi ces mesures, l’agence pour la promotion de l’investissement, dont le rôle est d’attirer des investissements privés.

Pierre Moussa a rassuré les Singapouriens que le gouvernement est disposé à imaginer toute une série de mécanismes, pour que le privé étranger, en particulier, s’installe au pays. Par ailleurs, le gouvernement facilite le financement, totalement privé, par des promoteurs étrangers, de même qu’il facilite des projets en coopération avec le privé dans le cadre du dialogue public-privé ou dans le cadre du cofinancement. Le gouvernement a, déjà, signé avec de nombreux pays étrangers des accords de protection réciproque de l’investissement public ou privé étranger au Congo ou congolais à l’étranger.

Dans cette veine, un travail est en train de se réaliser avec le Singapour. Et, beaucoup de secteurs sont concernés par la promotion du secteur privé, comme l’agriculture, l’agro industrie, la forêt sur les bases du développement durable, les secteurs minier, pétrolier, des infrastructures, comme les télécommunications, les ports et le secteur industriel. La plupart de ces secteurs sont éligibles au partenariat avec le monde des affaires étranger.

A l’issue de la rencontre, le gouvernement a dit que plusieurs atouts seront mis en valeur pour que le pays modernise son développement économique. Le code d’investissement congolais étant très favorable et attractif. Le gouvernement a pris l’engagement de les accompagner, afin que la coopération soit effective. Selon Cody Lee, un des chefs d’entreprises,
«c’est la délégation la plus importante, qui est venue dans la zone francophone d’Afrique. E rencontrant des autorités congolaises, nous avons discuté d’un certain nombre de secteurs où nous aimerions investir, notamment l’hôtellerie, les télécommunications, l’agriculture et la transformation des produits agricoles, par exemple l’huile de palme et aussi le traitement des produits pétroliers. Nous allons exploiter les opportunités d’aider le gouvernement congolais à maximiser le potentiel existant et à être le premier en matière de raffinage du pétrole»


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