mercredi 14 mars 2012

BEAC : Le gouverneur annonce le retour de l’équilibre financier

Selon le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama, l’institution financière sous-régionale commence à retrouver sa rentabilité financière, après une période de crise due à des dysfonctionnements dans la gouvernance et à une perte importante sur un produit dérivé de la société générale.

BEAC : Le gouverneur annonce le retour de l’équilibre financier
Lucas Abaga Nchama s’est réjoui du retour à l’équilibre de l’exercice 2010, avec plus de 7,9 milliards de francs, et du résultat comptable de l’exercice 2011. Lors de l’exercice 2009, la BEAC avait perdu environ 29,5 milliards de francs CFA.

«Les actions entreprises depuis mon installation, le 5 février 2010, jusqu’à ce jour, ont permis de mettre en œuvre toutes les diligences nécessaires en vue de satisfaire aux obligations qui m’ont été fixées par la conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC, de janvier 2010, et par le Conseil d’administration de la BEAC. De même, j’ai accordé une attention particulière à l’implémentation des mesures préconisées par les partenaires au développement, notamment le FMI», souligne Lucas Abaga Nchama dans un communiqué de la banque centrale.

Le document précise que la BEAC retrouve son équilibre financier grâce à la bonne gestion des réserves de change, au renforcement du contrôle interne, à la stricte application du code des marchés, et la poursuite de l’assainissement de l’environnement de travail à travers des mesures sociales en faveur du personnel.

Un plan de réforme et de modernisation de la BEAC, horizon 2013, a été adopté par le Conseil d’administration de la banque, tenu le 12 juillet 2011. Ce plan vise à développer les systèmes d’information comptable et de gestion budgétaire ; améliorer les services offerts au secteur financier et aux trésors nationaux ; mettre en place une fonction d’audit interne ; développer un nouveau cadre et de nouveaux instruments de politique monétaire.

Toutes ces mesures devraient déboucher sur une nouvelle gouvernance, dont l’objectif est de restaurer la crédibilité de la banque centrale, après une succession de crises de gestion qui, à un certain moment, ont émaillé le fonctionnement de la BEAC : perte de 17 milliards de francs CFA suite à un placement hasardeux ; détournements de fonds à l’agence centrale de Paris (France) ; etc.

Ces mesures visaient à rétablir au plus vite l’indépendance, la pleine crédibilité et l’équilibre financier de la BEAC ; favoriser une reprise rapide des revues des programmes du Fonds monétaire international (FMI) des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Elles devraient également à donner des moyens aux organes de gouvernance de la banque centrale, avec pour corollaires le plein exercice de leurs attributions respectives au conseil d’administration et au gouverneur.

Les relations entre le FMI et la BEAC ont connu une froideur, avec la suspension des décaissements du Fonds en faveur des Etats membres de la CEMAC, via les banques centrales. Le FMI reprochait à la BEAC, entre autres, le «non respect du plan de retour à la crédibilité, conclu à la fin de décembre 2009» ; «l’absence de justificatifs pour des opérations totalisant près de 5 milliards d’euros, le déficit de contrôle par le siège de la BEAC des opérations de change engagées par les directions nationales».

Le FMI avait recommandé au conseil d’administration de la BEAC «de redoubler d’efforts afin que la BEAC soit un dépositaire sûr et crédible des réserves des pays membres de la CEMAC».

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