lundi 12 novembre 2012

Vers une politique des visas plus souple pour doper la croissance de l'UNION EUROPÉENNE

Dans une communication stratégique adoptée le 7 novembre, la Commission européenne a examiné comment la mise en oeuvre et l’amélioration de la politique commune des visas pourraient contribuer à la croissance dans l’Union européenne (UE), en permettant aux ressortissants de pays tiers d’y voyager plus facilement.

Avec 18,8 millions d’emplois en 2011, le secteur du tourisme est l’un des plus grands pourvoyeurs d’emploi dans l’UE et l’un des principaux vecteurs de croissance et de développement économiques.
En 2011, les dépenses des visiteurs étrangers se sont élevées à 330,44 milliards d’euros. Selon des estimations récentes, elles devraient atteindre 427,31 milliards d’euros en 2022, pour 20,4 millions d’emplois.
« Pleinement exploitée, la réglementation actuelle en matière de visas permettrait de faire de l’UE une destination attractive pour un nombre encore plus important de touristes ou ressortissants de pays tiers, tout en contribuant à relancer l’activité économique et la création d’emplois », indique un communiqué de l’UE. « Le fléchissement économique actuel devrait nous inciter à tout faire pour augmenter les flux de touristes vers l’Europe, sans cesser pour autant de
garantir la sécurité à nos frontières »
, a déclaré la commissaire européenne aux affaires intérieures, Cecilia Malmström. Et d’ajouter : « Offrir davantage de possibilités aux voyageurs légitimes qui ne représentent pas de risque pour la sécurité et qui souhaitent visiter l’Europe ne peut que consolider notre position de première destination touristique mondiale, pour le plus grand bénéfice de notre économie. »

Selon les derniers chiffres officiels de l’UE, le nombre de visas délivrés a progressé ces dernières années de manière significative, alors que le taux de refus est resté faible. En 2011, près de 460 000 visas Schengen ont été accordés en Inde, contre 340 000 en 2007 ; 1,026 million en Chine contre 560 000 en 2008 ; et 5,152 millions en Russie contre 3,5 millions en 2007.

L’UE appelle cependant des efforts supplémentaires pour accroître les flux touristiques en provenance des pays qui constituent d’importantes sources potentielles de touristes et où le pouvoir d’achat est en hausse.

De nombreux obstacles pourraient encore être levés, si le code des visas était correctement appliqué par les consulats des États membres. Il convient notamment que ces derniers respectent le délai de quinze jours pour l’octroi d’un rendez-vous et pour la décision relative à une demande de visa, qu’ils veillent à disposer des formulaires de demande dans les langues du pays d’accueil et qu’ils examinent la possibilité d’accorder des visas à entrées multiples, rappelle la commission dans son communiqué.
L’UE n’exclut pas, à long terme, de modifier la réglementation actuelle en proposant notamment
« de rationaliser et de raccourcir les démarches […] ; de clarifier la définition du consulat compétent pour traiter les demandes ; de simplifier les formulaires de demande et les exigences en matière de pièces justificatives ; d’améliorer l’organisation et la coopération consulaires ; d’améliorer la coopération locale au titre de Schengen afin d’en accroître l’efficacité. »

Les évolutions technologiques devraient également être prises en compte. À ce titre, la Commission européenne présentera prochainement des propositions législatives sur les « frontières intelligentes », destinées à faciliter les flux de voyageurs aux frontières extérieures de l’UE.

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