mercredi 14 novembre 2012

La Banque Crédit du Congo envisage d'augmenter le taux de bancarisation et développer les PME.

À la tête de la Banque Crédit du Congo, filiale du Groupe Attijariwafa bank, le directeur général qui a conduit la délégation congolaise a livré aux Dépêches de Brazzaville ses intentions quant à l’intérêt du forum « Afrique Développement ». Pour la République du Congo, il évoque les stratégies envisagées pour augmenter le taux de bancarisation et développer les PME.

Quelles sont les réelles motivations de votre groupe en réunissant les opérateurs économiques et décideurs
africains autour d’un forum ?
Mohamed Mejbar :
Notre groupe est avant tout africain et se fixe une ambition de devenir une référence au plan continental dans le domaine bancaire. Ce forum se situe dans le cadre de développement des échanges entre pays africains et particulièrement dans les pays où nous sommes déjà présents.
Au regard des faibles résultats produits par les différents ministères au niveau africain, il n’est pas normal que notre continent continue de dépendre entièrement de l’extérieur alors que nos différents pays regorgent autant de ressources aussi bien naturelles qu’humaines. C’est dire qu’il est aujourd’hui nécessaire de se mettre ensemble pour développer des synergies et valoriser nos importantes ressources. D’où l’intérêt de ce forum qui consiste à mettre ensemble les opérateurs africains afin de leur donner la possibilité de développer les différents échanges entre eux.


Qu’est-ce qui justifie le choix du thème de ce 2e forum, à savoir « quels leviers pour accélérer la coopération Sud-Sud » ?
M.M :
La coopération Sud-Sud est d’une importance majeure dans le paysage économique international actuel. Tout le monde s’accorde à dire que le niveau très bas de développement entre les différents pays du Sud est l’une des sources des différents problèmes économiques que rencontre le continent africain. C’est dire que le moment est venu de valoriser nos ressources communes qui sont en quelque sorte perdues dans la nature pour une meilleure utilisation et pour l’intérêt des africains. L’échange entre les pays du Sud est à mon avis une des conditions sine-qua-non pour le développement de nos pays. Nous n’allons pas nous développer en dépendant entièrement des autres continents, il nous faut avant tout nous développer en interne d’abord pour valoriser et transformer partiellement ou totalement ces matières et valoriser davantage ces matières premières dont les prix de vente actuels sont très dérisoires par rapport à la vente de sa valeur réelle.

Vous êtes en interface entre les acteurs économiques et les décideurs publics. Ne pensez-vous pas que le rôle joué par votre groupe serait dévolu aux acteurs politiques du continent ?
MM :
Le rôle de la banque est un rôle central au niveau du développement économique. Le groupe Attijariwafa bank qui se veut citoyenne à l’esprit la dimension africaine qui est très présente dans sa démarche de tous les jours. C’est d’ailleurs dans ce cadre que s’organise ce forum qui a récompensé les opérateurs qui s’illustrent dans le développement de leurs activités. C’est un encouragement de notre part afin que les entreprises exercent non seulement dans une dimension nationale, mais plutôt sous région et africaine.

Comment votre groupe entend s’investir pour accompagner les opérateurs économiques congolais qui manquent des moyens nécessaires pour le développement de leurs activités ?
MM :
En République du Congo nous accompagnons les opérateurs économiques de deux manières.
En premier lieu, nous avons ciblé les clients particuliers avec pour objectif de participer à l’augmentation et l’amélioration du taux de bancarisation du Congo qui se situe aujourd’hui autour de 5%. Pour stimuler cette bancarisation nous nous déployons pour terminer cette année avec 19 agences à travers l’ensemble du territoire contre à peine quatre agences lorsque nous prenons les actifs de Crédit du Congo, il y a trois ans. Le deuxième volet pour lequel nous voulons participer au développement économique et social du Congo est l’octroi des crédits aux entreprises, particulièrement à la petite et moyenne entreprise (PME). Nous avons amorcé un virage stratégique important et nous voulons développer considérablement le marché de la petite et moyenne entreprise. Nous voulons dupliquer les solutions de financement que dispose le Maroc pour les mettre rapidement en oeuvre dans les pays où
nous sommes présents, notamment au Congo. Nous lançons, avant la fin de l’année, un nouveau produit dédié aux PME pour le financement exclusif des cycles de fonctionnement. L’année prochaine verra le lancement d’un autre produit axé au financement de l’investissement de la petite entreprise.

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