mercredi 14 novembre 2012

la frilosité des investisseurs nationaux africains freine le développement du continent

La Commission des affaires  économiques de l’Union africaine (UA) appelle les hommes d’affaires africains à investir dans les activités à risque pour contribuer au développement du continent.

Organisée à l’initiative de l’Union européenne (UE), la cinquième édition du Forum africain du secteur privé s’est tenue à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. Ce forum a porté sur le rôle du secteur privé dans la promotion de l’investissement et de l’agro-industrie en Afrique.

Un constat négatif a été fait par Kouassi N’Guettia, qui a déclaré :
« Le secteur privé africain est frileux, les investisseurs privés africains n’investissent pas dans les domaines à grande échelle. »
Lors d’une conférence de presse conjointe avec Lom Aboubacry, le directeur régional de la Commission des affaires économiques, Kouassi N’Guettia a déploré l’absence des investisseurs privés dans les
« activités à risque ». Selon lui, les investisseurs privés africains « se contentent de la périphérie », citant des activités comme la boulangerie ou la coiffure. « Ils refusent d’investir dans les activités à risque ; or le secteur privé doit prendre des risques », a-t-il dit, invitant les hommes d’affaires africains à s’approprier de ces domaines.

Dans une vision commune, les conférenciers ont appelé de leurs voeux l’industrialisation des produits africains.

Ce cinquième forum avait pour objectif de répondre à une problématique majeure de ce siècle, à savoir que désormais, le secteur privé doit jouer son rôle pour oeuvrer au développement des États africains. Kouassi N’Guettia a exhorté les pays membres de l’UA à
« impliquer davantage le secteur privé dans leurs programmes nationaux de développement ». Il a annoncé que « des recommandations ont été prises et seront transmises aux organes dirigeants de l’UA », faisant allusion au rapport final adopté au terme du forum né de la volonté des chefs d’États africains à Abuja (Nigeria) en 2005.

Les acquis du forum sont capitalisés sous le vocable de « solidarité africaine » en vue de
« penser des mécanismes pour développer l’Afrique ».

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